L'aérographe reprend en extrèmement plus fin le principe de la bombe de peinture : on pulvérise et on projette les gouttelettes de peinture sur un support. La peinture est en fait une encre acrylique très fluide.
L'idée d'associer
cette technique au pinceau est venue lorsque j'affrontais la problématique
du rapport entre le sujet et son fond : comment éviter que celui-ci ne
"mange" le sujet ? Il faut un contraste entre les deux : fond délavé
façon aquarelle, dépigmenté, ou sujet relevé d'un
contour sombre, etc.
Avec l'aérographe, on obtient un nouveau contraste "de texture"
qui permet de maintenir une pigmentation forte du fond sans que cela ne gêne
le sujet.
Lorsque le fond est bien lié au sujet, le résultat est assez saisissant
car le dessin ressemble alors à... une photo, l'aéro créant
le flou que l'on retrouve au fond de beaucoup de clichés.
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J'ai fait une série en 1998 pour le Conservatoire des sites naturels du Nord-Pas-de-Calais, avant une longue pause suite à un déménagement, car cette technique assez laborieuse nécessite un local adapté (compresseur d'air bruyant entre autre). Le matériel sera prochainement réinstallé.
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